L’implantation de l’intelligence artificielle (IA) au Québec connaît une adoption accélérée, bien que 20,1 % des entreprises l’utilisent encore principalement pour produire des biens ou fournir des services. Le gouvernement provincial soutient cette transition par une Stratégie d’intégration 2021-2026 axée sur une adoption responsable, éthique et sécuritaire, notamment dans l’administration publique et les PME.
Adoption et écosystème
Montréal et Québec figurent parmi les 17 pôles mondiaux prometteurs pour le développement de l’IA, attirant des géants comme Google, Microsoft et Facebook, ainsi que des chercheurs de renom via le MILA. Malgré cet écosystème dynamique, l’adoption reste inégale : les secteurs de l’agriculture, de la construction et de l’hébergement sont les moins portés à utiliser l’IA. Le gouvernement offre des subventions, comme le Programme d’Innovation en Intelligence Artificielle (PIIA), pouvant financer jusqu’à 75 % des coûts pour les PME.
Défis et encadrement
L’État québécois a abandonné certains projets pilotes, comme un robot conversationnel sur Quebec.ca, jugés insuffisamment matures pour le grand public, privilégiant d’abord l’efficacité interne des fonctionnaires. Des initiatives comme Scale AI investissent des dizaines de millions de dollars pour soutenir des entreprises locales. Par ailleurs, un guide pour une intégration « responsable » a été lancé pour accompagner les entreprises, soulignant la nécessité de maintenir l’humain au cœur des décisions et de protéger les droits des travailleurs face à l’automatisation.
L’adoption de l’intelligence artificielle (IA) au Québec est caractérisée par un contraste entre une recherche de pointe et une adoption industrielle modérée. Montréal s’est imposée comme un centre mondial de l’IA, accueillant des géants technologiques et l’Institut MILA, tandis que les entreprises québécoises restent encore largement en phase d’expérimentation.
Initiatives publiques et financement
Le gouvernement du Québec s’active à soutenir l’écosystème via divers programmes :
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Fonction publique : Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique déploie des outils d’IA en interne pour les fonctionnaires, après l’abandon de projets pilotes grand public jugés trop immature.
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Financement : Des programmes comme Scale AI, Prompt Québec et le PIIA offrent des subventions allant jusqu’à 75 % des coûts pour la R-D et l’adoption par les PME.
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Investissements : Des sommes importantes sont allouées aux entreprises locales, comme les 39,4 M$ investis récemment dans quatre entreprises de la région de Québec pour développer des projets d’IA.
Défis et opportunités
L’écosystème québécois dispose d’atouts majeurs, notamment l’Université Laval à Québec et MILA à Montréal, qui attirent des acteurs internationaux comme Google et Microsoft. Le prochain défi consiste à transformer les essais dispersés en processus structurés, tout en naviguant les questions de gouvernance éthique et de conformité à la Loi 25 sur la protection des renseignements personnels.